Sans Territoire Fixe

Sans Territoire Fixe

Cie Ormone

Plusieurs rendez-vous:

Le 21 septembre à 14h30 - RDV devant l'office de tourisme de Senones 
(dans le cadre des journées européennes du patrimoine)

 

Le 12 octobre à 17h - salle des fêtes de Senones - Entrée Libre
(dans le cadre du we de danse du 9 au 12 octobre, d'autres manifestations)
ouverture de résidence / performance

 

Le 23 janvier à 20h30 - Théâtre La Méridienne à Lunéville - Tarif de groupe scene2 (estimation 10€)
Trajet possible depuis Senones (bus)

+ plusieurs rencontres prévues dans le cadre scolaire


En 2011, la danseuse-chorégraphe Aurore Gruel s’est installée, avec sa compagnie, une dizaine de jours à Senones. Avec sa complice vidéaste, Delphine Ziegler, elle a cultivé un « CARRÉ DE CULTURE ». C’est un petit jardin fait de toutes les rencontres avec le lieu et les personnes qui l’habitent, elles sont filmées dans une vidéo-danse et conduisent à une performance. Un personnage, inédit, s’est construit chaque jour : Pénélope.

Dans les couloirs et les greniers de l’abbaye, au cœur de la fête de foraine de Senones, sur le marché, au café le Voltaire ou au garage Dalançon, Pénélope a, petit à petit, pris vie dans une série d’instants filmés.

 

D’autres « CARRÉS DE CULTURE » ont été réalisés dans d’autres lieux. Chaque fois un personnage y est né et a vécu.

 

Avec SANS TERRITOIRE FIXE, Aurore Gruel propose à trois danseuses d’incarner, chacune, le personnage de trois CARRÉS DE CULTURE :

-       « Fer à Passé », tourné à Senones, est la matière de Pénélope incarnée par Anne Marion,

-       « Patûre », tourné dans une ferme franc-comtoise, est le lieu de vie de Lactée, une fermière au milieu de ses 80 vaches laitières, incarnée par Élodie Sicard,

-       « Terre noire » tourné à Bouxière-aux-dames, village de la périphérie de Nancy, incarnée par Lucille Guin

À partir de ces trois personnages, de leurs histoires respectives, il est maintenant question de leur rencontre sur un plateau. La chorégraphe conçoit la création comme un jeu de transferts, de passages et de collisions entre les mondes des trois personnages, les corps des trois danseuses. Dans le mouvement, l’inconnu est appelé à surgir pour faire vivre ces trois destins séparés, ensemble. 


De Aurore Gruel

Avec : Lucile Guin, Anne Marion, Elodie Sicard

Musique Hervé Birolini

Lumières Olivier Irthum

Documentaire/Regards extérieurs Delphine Ziegler

 

Vidéos visibles la semaine du 6 octobre dans le hall de Ecotex - place Dom Calmet - Senones
et lors de l'apéro vidéo organisé le 8 octobre à 18 au bar du Voltaire

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SANS TERRITOIRE FIXE, un incesssant déplacement — déplacements pluriels qui soulignent la recherche quasi obsessionnelle d'une position. Une position qui se révèle, au final, toujours mobile. Cette pièce est un jeu de transferts, de passages et de collisions.

SANS TERRITOIRE FIXE puise son origine dans CARRÉ DE CULTURE, cycle de créations danse/vidéo développé sous forme de résidences chorégraphiques et cinématographiques, depuis 2010, par la danseuse-chorégraphe Aurore Gruel et la plasticienne-vidéaste Delphine Ziegler. Au sein d'univers les plus hétéroclites, s'infiltrent des personnages, à chaque fois inédits, qui naisant de la relation avec le territoire étranger dans lequel ils sont immergés. Nourris d'une atmosphère, d'un milieu ambiant, d'un contexte propre à chaque lieu, ces présences nomades, déconcertantes, insolites et solitaires, portent un regard sur le quotidient, le redécouvrent, le détournent.

Le point de départ : extraire trois personnages de trois CARRÉS DE CULTURE — " Pâture ", " Terre Noire " et " Fer à passer ", les réunir sur un plateau, dans un même espace-temps, incarnés dans d'autres corps. La pièce s'inspire des films qui deviennent une matière " textuelle " pour les trois interprètes.

Ces personnages se retouvent sans leur paysage, avec pour bagages, les objets et les traces glanées lors de leurs errances. Ils sont trois solipsismes, avec leur langage et leur identité propres. Ils sont à eux seuls tout un mon de mais chacun de ces " mondes en soi " entre en relation, se confronte et se frotte à celui des autres.

Ce jeu de relations promet de nouveaux enjeux et de nouvelles émergences. Qu'adviendra-t-il de ce déplacement et de ces mises en présence. Seront-elles édifiantes ou bien destructrices ?

Sur scène on les découvre avec leur univers, leur objet fétiche, leur sens du détournement, leurs absurdités, elles sont très occupées, immergées dans leur monde propre, avec ler schèmes chorégraphiques, leurs obsessions, leurs mystères… Cependant, elles ne sont pas seules. Pénélope (Fer à passer), avec son fer à repasser, personnage lunaire, visiblement double, fouille une mémoire ouvrière dans la nostalgie d'un passé révolu. Lactée (Pâture), ses seaux rouges suit le rythme de son troupeau. Iris (Terre Noires), avec ses paniers à salades, arpente une ville-dortoir et retourne son carré de terre.

L'écriture chorégaphique se développe autur de ces trois identités, et la dramaturgie autour du mouvement des territoires. Si les personnages sont sans territoire fixe, il ne sont pas sans racine : des racines qui leur donnent une incroyable mobilité et le sens d'un réagencement permanent.

 

SANS TERRITOIRE FIXE : pièce chorégraphique construite comme un roman, qui compose les pièces d'un puzzle, celui de nos quotidiens. Pénélope, iris et Lactée, entrent en collision.

 

Réalisé dans le cadre de « Danse(s) et Sabot(s) » partagé entre Senones et Mirecourt. www.danses-et-sabots.fr